HISTOIRE

notre_histoireExtrait de document en publication par Dr. Kouamé Le peuple ananguiéen est une ramification du peuple de la reine Abla Pokou qui s’était installé à Bouapé, à 70 kilomètres après la traversée du fleuve Comoé. Après un bref séjour à cet endroit,  notre patriarche Ako Achou a décidé de quitter afin d’être à l’abri des vaines querelles souvent imprévisible. Il vint s’établir à 6 km du premier site où il exercera librement son métier de bijoutier pour lequel il est talentueux. L’homme était plein de nombreuses qualités comme la bonté, la douceur la stabilité, sa souplesse, la tendresse, la modestie. L’amour du prochain était son credo. Il devint alors un rassembleur humain. Et sa petite cabane deviendra très tôt un gros campement pour devenir un village par la suite qu’il nomma ACHOUZUN.

ACHOUZUN veut dire dans la langue Akyé, la trace ou le chemin d’Achou. Dans le passé, comme le faisaient nos ancêtres, lorsqu’une personne allait en promenade en forêt vieille, il était difficile de se frayer un chemin pour ne pas se perdre. Alors la pratique était de marquer son chemin en cassant de petits arbustes appelés ZUN. À l’origine, Ananguié était appelé Achouzun, le chemin d’Achou, le père fondateur du village. Ako Achou, le père fondateur du village était un bijoutier qui faisait de très beaux bijoux. Ses œuvres et services étaient sollicités par tous les habitants des villages voisins. Alors le jour du marché, tout le monde voyageait à Ananguié pour retirer ou acheter des bijoux ou retirer leurs bijoux de chez Ako Achou. Lorsqu’on leur demandait ou vous alliez, ils répondaient : “nous allons à la place des merveilles ou bien, nous allons retirer nos merveilles.” En Akyé c’était “Handzé gnin anan” ou simplement “handzé anangnin,” d’où vient le nom actuel Ananguié. Ananguié fut aussi appelé Koè bofi ou la terre blanche, la terre de la paix.

Depuis son origine, le village était reconnu pour son leadership pour la paix et la réconciliation dans la région. Lorsqu’il y avait des litiges entres villages voisins ou entre habitants de la même communauté, Ananguié était toujours choisi comme lieu de réconciliation, place de justice. C’est pour cela que le village était appelé la terre de la paix ou Koè bofi. C’est justement à cause de ce leadership dans la région et de sa location géographique qu’à l’arrivée de colons blancs, en 1840, sous le règne du huitième chef N’cho Kouassi, le village a été érigé centre des activités administratives, politiques et commerciales des colons européens. Comme centre commercial et économique, les colons y avaient installé les premiers centres commerciaux comme CCI, ESCOA, FAO, etc…

Contributeur: Feu N’Cho Assi Faustin