PROJET ECOLE INTEGREE

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Pionnier de l’introduction de la langue maternelle dans le système éducatif ivoirien

La politique éducative telle que conçue et exécutée dans les pays africains et particulièrement dans les pays francophones depuis la colonisation à nos jours donné des résultats nettement en deçà des attentes, malgré tout ce qui est consacré comme effort et engagé comme moyen. Depuis plusieurs années, le constat d’un taux de déperdition et d’échec scolaire trop élevés (60 à 70%) d’échec aux examens) a amené les premiers responsables du secteur Education/ Formation à engager d’importants travaux d’analyse et de réflexion pour la restauration de l’école en général et en particulier , celle des zones rurales où ce taux d’échec apparaît plus élevé.

L’un de constats était que dans les écoles rurales, l’introduction prématurée d’une langue d’apprentissage qui est étrangère à l’enfant, provoque un blocage psychologique chez ce dernier, en constituant un obstacle pour l’accès au savoir. Conséquence : beaucoup d’enfants   ne vont pas au delà du cycle primaire.

Pour contourner cet obstacle majeur à ‘apprentissage des enfants en zone rurale, me ministère de l’éducation nationale  a autorisé e 2001, par arrêté ministériel n° 0108/MEN/CAB du 13 Novembre 2001 la création d’un projet d’enseignement en langues nationales au sein de la direction  la pédagogie et de la formation continue dénommé

Planet Ecole Iintégrée d’Ananguié est dirigée par monsieur AMBEU Abékan Lucien, fils du village d’Ananguié.

Ce projet a l’ambition d'user de l’enseignement bilingue (langues maternelle et français) pour administrer le savoir aux enfants. Des études pédagogiques récentes ont montré que l’école doit bâtir sur les expériences et la savoir que les enfants apportent avec eux en classe.
Pour la réalisation de ce projet, il a été choisi u départ avec le concours de l’Institut de linguistique appliquée (ILA) dix langues (Abidji, Agni, Akyé, Guéré, Bété, Baoulé Koulango, Mahou, Sénoufo et Yacouba).

Avec la crise qu’a traversé le pays jusqu’en 2010, cinq langues seulement on pu faire l’objet d’expérimentation. Ce sont l’akyé, l’abidji, le koulango, l‘agni et le bété. Avec la nouvelle vision de la DPFC,  la coordination a procédé por la rentrée scolaire 2012- 2013 à la réouverture de trois école pilotes fermées lors de la crise (Ferrentéla, Kantablossé et Tioroniaradougou) mais également à l’ouverture de nouveaux sites à Tiébissou, Adzopé et Korhogo. La coordination technique du projet est située au 3ème étage de la tour A de la cité administrative.

Projet Ecole Intégrée (PEI).

Pour la réalisation de ce projet, il a été choisi u départ avec le concours de l’Institut de linguistique appliquée (ILA) dix langues (Abidji, Agni, Akyé, Guéré, Bété, Baoulé Koulango, Mahou, Sénoufo et Yacouba).

Avec la crise qu’a traversé le pays jusqu’en 2010, cinq langues seulement on pu faire l’objet d’expérimentation. Ce sont l’akyé, l’abidji, le koulango, l‘agni et le bété. Avec la nouvelle vision de la DPFC,  la coordination a procédé por la rentrée scolaire 2012- 2013 à la réouverture de trois école pilotes fermées lors de la crise (Ferrentéla, Kantablossé et Tioroniaradougou) mais également à l’ouverture de nouveaux sites à Tiébissou, Adzopé et Korhogo.

Ce projet a  l’ambition ‘user de l’enseignement bilingue (langues maternelle et français) pour administrer le savoir aux enfants. Des études pédagogiques récentes ont montré que l’école doit bâtir sur les expériences et la savoir que les enfants apportent avec eux en classe. La coordination technique du projet est située au 3ème étage de la tour A de la cité administrative.

II- Objectifs

L’utilisation de la langue maternelle comme support pédagogique vise les objectifs suivants :

  • Intégrer l’école dans la société pour en faire un moteur d développement
  • Eviter les blocages psychologiques chez l’enfant en zone rurale dus à la langue française, qui lui est étrangère, en lui offrant dès son premier jour à l’école un endroit accueillant où il pourra s’accomplir harmonieusement
  • Favoriser en zone rurale un développement qualitatif du système éducatif ivoirien en relation vec l’ensemble du développement économique, social et culturel
  • Donner à tous les enfants en âge d’aller à l’école en enseignement de qualité à travers leurs langues maternelles respectives
  • Réduire l’échec scolaire
  • Alphabétiser les parents des apprenants en langue maternelle pour un meilleur suivi de leurs enfants mais aussi pour faire d’eux des êtres épanouis dans leurs milieux traditionnels
  • Initier les apprenants aux techniques agropastorales
  • Contribuer au développement et à l’enrichissement des langues nationales pour la pérennisation de la culture ivoirienne
  • Former des hommes responsables capables d’initiatives et aptes à participer effectivement à la promotion de la collectivité et de la communauté.
  • Le projet dans son exécution comporte trois grands volets : la pédagogie, l’andragogie et l’agropastoral

III-  Perspectives

  • Faire du projet un programme
  • Créer des écoles maternelles sur tous les sites
  • Créer des centres d’alphabétisation (andragogie)
  • Faire l’extension géographique et linguistique

Le Projet Ecole Intégrée(PEI) comme pionnier de l’introduction de la langue maternelle dans le système éducatif ivoirien. Les raisons non exhaustives pour lesquelles l’enseignement en langues maternelles  est un impératif dans notre pays à l’instar du Cameroun, du Mali, du Burkina Faso et du Niger sont nombreuses

Au plan pédagogique, il est démontré qu’enseignement qui commence par la langue maternelle de l’enfant augmente sa capacité à acquérir les connaissances et  à apprendre une seconde langue avec aisance. Par ailleurs, sur le plan culturel, meilleur véhicule de toute civilisation va lui conférer une identité authentique. De plus, au plan scientifique, la Côte d’Ivoire rejoint les pays africains pionniers dans ce domaine.

Enfin, l’esprit scientifique et technologique est inculqué dès le bas âge aux apprenants qui deviennent de véritables agents de développement et non de simples consommateurs de la science et de la technologie, parce que nos langues sont toutes capables d’exprimer les réalités scientifiques et technologiques contrairement aux préjugés répandus. A ce titre, la langue maternelle constitue une base solide pour une école ivoirienne performante.

Au total, accéder à la connaissance par la langue maternelle et le français, langue seconde, devrait enrichir mutuellement ces langues pour parvenir à un bilinguisme fonctionnel qui ne fera qu’améliorer les résultats scolaires et réduire les déperditions.

La Mise en Œuvre du Projet Ecole Integree dans les Circonscriptions  Primaires D’Adzopé

C’est en décembre 2001, suite à l’arrêté ministériel autorisant la création d’un projet d’enseignement en langue nationales au sen des DPF dénommé Projet Ecole Intégrée (PEI), que la circonscription primaire d’Adzopé 1 a ouvert sa première classe de cet enseignement. Précisément c’est à Ananguié village Akyé situé à 15 Km du chef-lieu de circonscription.

Deux enseignants ont été choisis par monsieur KAMBIRE Charles, l’inspecteur d’alors, pour suivre la formation en l’occurrence monsieur ATSE Atsè Charles formé en pédagogie donc chargé des cous et monsieur ANGAH Adou en andragogie et agropastorale pour suivre es parents des apprenants.

Une Evolution en Dent de Scie

Cet enseignement a commencé par le préscolaire (maternelle) avec n effectif de trente-trois (33) élèves. Pour des raisons d’incertitude de certains parents, seuls vingt (20) élèves ont pu suivre régulièrement les cours. Cela n’a pas laissé indifférents les partenaires de ce nouvel outil d’enseignement qu’est la langue maternelle. En 2004, le ministre de l’Eduction Nationale sur invitation du chef du projet, monsieur SERY  Edouard, a effectué une visite au PEI d’Ananguié pour s’imprégner des réalités sur le  terrain. Cette visite a permis de mobiliser et de rassurer les parents sur l’avenir des enfants qui sortiront de ces écoles. Et pour joindre l’acte à la parole, il a fait construire une école de six(06) classes et un bureau.

De 2004 à 2009, l’avènement du PEI connait un élan assez remarquable, malgré les résultats peu satisfaisants (voir les tableaux). Ls villages environnant sollicitent alors des écoles  PEI dans leur localité. C’est ainsi que depuis la rentrée scolaire 2009-2010, des écoles PEI sont créées à Moapé , Ahouabo et Bouapé.

Au cours de la cérémonie de l’extension des écoles PEI du24 novembre 2008, un cri de cœur est lancé à madame la DDEN d’Adzopé, exprimant le souhait ardent des enseignants de créer une coordination du PEI dans ses servies. Malgré sa volonté affichée, cela n’a pu se réaliser. Depuis lors, le PEI connaît des difficultés de tous ordres :

  • Difficultés pédagogiques : manque de documents élèves et maîtres
  • Difficultés administratives : pas de suivi
  • Difficultés au niveau des infrastructures : pas de salles dans les écoles de Moapé, Ahouabo et Bouapé

A l’opposé de ces difficultés, l’on note la fourniture d mobilier en quantité suffisante (tables-bancs, chaises, bureaux, armoires etc…) et le matériel de maître (règles, équerres, compas, craies…) ces difficultés vont durer trois années occasionnant des résultats en dents de scie, parfois médiocres.

Cependant, il est à signaler que depuis 207 le PEI Ananguié présente des candidats au CEPE et à l’entrée en sixième. L’on dénombre à ce jour, plus de 70 élèves dans les lycées et collèges  d‘Adzopé. Ceux issu de la première promotion étaient en terminale en 2014.

Evolution du taux de succès des élèves de Planet Ecole Intégrée au CEPE

 CONCLUSION

Le projet école intégrée dans son exécution a besoin d’un suivi efficace. La coordination nationale veut en faire son cheval de bataille. La couverture de tout le territoire lui pose problème. C’est pourquoi, il serait souhaitable qu’une cellule de coordination soit créée à la DRENET, et que par conséquent un enseignant ayant bénéficié de formation de cet enseignement puisse être muté pour y coordonner les activités.

Que l’intervention de monsieur le directeur régional de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique d’Adzopé soit sollicitée auprès du service des écoles intégrées, si cette suggestion recueille son agrément, afin que cette situation pisse trouver dès que possible une solution satisfaisante dans l’intérêt du projet. Dans l’attente et de ses instructions nous nous tenons à sa disposition pour compléments d’informations.

Source d’information :  Direction du PEI d’Ananguié